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Énergique et toujours prêt à faire la fête, Polykrome, diplômé de RAC et créateur de musique électronique, vient de sortir un nouveau single, « No Doubt ». Il pourrait bien être votre prochaine chanson de l’été.

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 Question en rafale avec Polykrome

Une pièce d’équipement dont vous ne pouvez pas vous passer :

L’ordinateur. C’est le cerveau de tout. Sans lui, je ne pourrais pas faire ce que je fais.

Votre moment musical préféré :

La sortie de mon dernier titre, « No Doubt ». J’ai tout créé : la musique, la pochette, les vidéos et j’ai assuré toute la promotion.

La chanson préférée que vous avez sortie :

Vous l’avez deviné, c’est « No Doubt ». Et aussi celle que je vais sortir plus tard dans l’année.

Vidéo musicale préférée :

« Down » de Marian Hill. C’est aussi l’une de mes chansons préférées.

La chanson de votre artiste préféré que vous aimez le moins :

C’est une question difficile. Je vais choisir l’album que je préfère le moins : Hardwired…To Self-Destruct de Metallica.


Polykrome est un compositeur de films inspiré par les œuvres dramatiques de Beethoven et de Franz Liszt. Attendez, non­–Polykrome créateur d’audio interactif pour les jeux mobiles. En fait, ce n’est pas ça non plus. Polykrome est un créateur de musique électronique et un DJ qui produit des paysages sonores cinématiques — non–des hits dubstep — attendez, qui est Polykrome ?

Polykrome est le pseudonyme de Kamel Bushnaq, un producteur de musique, DJ et compositeur d’origine canadienne qui fait de la musique depuis l’âge de 17 ans. Pour ce créateur aux multiples facettes, aucun genre ne lui échappe. Polykrome se réinvente constamment et pousse la musique électronique vers de nouveaux territoires sonores. Sa dernière sortie, « No Doubt », un morceau bass-house qui, comme presque tout ce qu’il a fait à ce jour, redéfinissent ce que Polykrome est en tant qu’artiste autant qu’il affine son son en tant que créateur de musique. Nous avons pu discuter avec lui de ses inspirations de jeunesse et de la manière dont il a traversé son parcours musical, de compositeur de films à DJ, puis à producteur recherché.

Ayant grandi dans un foyer artistique en Jordanie, ses parents l’ont exposé à un large éventail d’arts visuels, de littérature et de musique du monde. Polykrome se souvient : « J’ai grandi en écoutant de la musique classique, et des compositeurs comme Beethoven et Franz Liszt m’ont donc inspiré très tôt. En vieillissant, j’ai commencé à m’intéresser à la musique électronique. Des artistes comme Tiesto, Armin van Buuren, deadmau5 et David Guetta ont eu un impact énorme sur moi. Au fil du temps, des producteurs comme Timbaland, Pharrell Williams et Rick Rubin ont également exercé une influence sur moi ».

Le coup d’envoi a été donné lorsqu’un ami lui a fait découvrir FL Studio, le logiciel de traitement de l’image préféré de tous. Il a alors su que la création musicale était ce qu’il voulait faire de sa vie.

Il n’a pas fallu longtemps à Polykrome pour réaliser qu’une éducation traditionnelle ne lui convenait pas. Après un bref passage à l’Université Concordia de Montréal, il a compris qu’il devait se concentrer sur sa passion et s’est inscrit à RAC.  C’est là qu’il a commencé à goûter à des projets concrets, en apprenant, entre autres, comment enregistrer et concevoir le son d’un film. Cela lui a permis d’appliquer rapidement ses nouvelles compétences au monde de la musique de film, de la télévision, des publicités et des jeux vidéo. Parmi ses projets préférés, citons la composition d’un court-métrage inspiré de Game of Thrones et d’un jeu vidéo appelé Hyper Void.

Bien qu’il ait connu un succès précoce dans différents domaines de l’industrie musicale, Polykrome a continué à se dépasser en tant qu’artiste, se concentrant sur la production musicale et le DJing. Ses premiers morceaux explorent des thèmes très cinématographiques. Des morceaux comme « Ether » offrent un paysage sonore plus ambiant avec des indices de l’explosion électronique à venir. Sa musique prend un ton plus sombre avec « 12 Negative », qui présente une chute de basse plus lourde inspirée du dubstep, et pourrait facilement être la bande-son d’un voyage dans l’espace. Le son de Polykrome a gagné en intensité avec le titre « Finality », sorti en 2019, qui conserve une partie de la sonorité de l’ère spatiale de ses précédents travaux, mais se rapproche davantage du son des festivals EDM. Son dernier titre « No Doubt » intègre toujours les thèmes électroniques plus sombres présents dans les œuvres précédentes, mais les voix ajoutées orientent son son vers un son orienté club, préparant le terrain pour sa dernière évolution créative.

Le processus créatif de Polykrome est structuré par sa routine quotidienne : se lever tôt, se préparer, prendre un café, aller au travail et créer la meilleure musique possible. Cela semble assez simple, non ? Eh bien, c’est un peu plus compliqué qu’il ne le laisse entendre. (Le Polykrome plonge dans les détails de la musique électronique dans notre dossier de deux articles sur la production de musique électronique convaincante et l’établissement d’une palette sonore unique). Par exemple, lors de la création de son morceau « Braindeath », Polykrome a passé des heures interminables à régler des boutons, à concevoir des patches de synthétiseur et à se concentrer sur la création d’un drop génial autour duquel construire le morceau.

Il explique : « En tant que producteur, c’est votre travail de faire vivre à l’auditeur un voyage intéressant et mémorable, en lui donnant un peu de ce qu’il voulait et un peu de ce qu’il ne savait pas qu’il voulait. » Qu’il s’agisse de tester différentes méthodes pour créer de nouveaux beats ou d’essayer une nouvelle approche de son design sonore et de sa production, Polykrome se réinvente constamment à travers l’innovation musicale.

Pour la seconde moitié de l’année 2021, Polykrome espère reprendre les concerts et les tournées, tout en continuant à produire pour lui-même et pour d’autres artistes. En attendant, gardez l’œil ouvert pour de nouvelles tracks bass-house et des morceaux orientés pop qui sortiront plus tard dans l’année.